Tique

Photo d'une tique

À ce jour il existe 869 espèces de tiques dans le monde. 

Identification

La tique est un acarien parasite (famille des arachnidés) visible à l’œil nu. Il en existe plusieurs espèces en France (Ixodes, Amblyomma, Dermacentor, Haemaphysalis, Boophilus, Rhipicephalus, Hyalomma.etc.). Leurs tailles peuvent ainsi varier de 3 mm à l’âge adulte à 8 mm, selon l’espèce. Lors d’un repas, la tique peut atteindre jusqu’à 40 fois son volume.

La tique se nourrit une fois à chaque stade de développement : larve, nymphe, adulte et ponte des œufs. Lorsqu'elle a besoin de manger, elle se fixe sur un "hôte nourricier", puis une fois rassasiée, elle se décroche. 

Elle se nourrit essentiellement de sang animal. Grâce à son appareil buccal appelé « rostre », elle s'ancre sur la peau des animaux sauvages (oiseaux, rongeurs, ongulés), d’élevage (vaches, chevaux) ou domestique (chiens, chats). On parle donc de morsure de tique plutôt que de piqûre.

Elle peut aussi mordre les humains. Elle cherche alors les endroits chauds et humides du corps humain, là où la peau est la plus fine : pli des genoux, aine, aisselles, organes génitaux, cuir chevelu, etc.


Ses habitats

Elles vivent dans des zones végétalisées, humides et ombragées, et s'accrochent à leur hôte à son passage.

Elles sont fréquemment retrouvées : 

  • Dans les forêts, broussailles et herbes hautes, 
  • Dans les jardins et parcs, y compris en zone urbaine,
  • Dans les zones humides comme les abords de rivières ou les prairies.


Ses périodes d'activité

Les tiques sont particulièrement actives au printemps et à l'automne, mais peuvent être présentes toute l'année si les conditions météorologiques sont douces.


Quels sont les risques liés aux tiques ?

Les tiques peuvent transmettre des maladies en cas d’infection durant leurs différentes phases de développement. En effet, si elles mordent un animal infecté par une bactérie ou un virus, elles peuvent ensuite infecter leur « hôte nourricier » lors de leur repas suivant et donc un être humain. Parmi les maladies transmises les plus courantes, on recense les pathologies suivantes :

  • La maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme).
  • L'encéphalite à tiques (TBE).
  • La fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC).


Comment se protéger et éviter les morsures ?

Quelques gestes de base permettent de se protéger et de réduire les risques de morsures (et non piqûres) de tiques lorsqu’on pratique des activités en pleine nature ou dans un environnement avec de la végétation. Portez des vêtements couvrant la plus grande partie du corps (pantalon, haut à manches longues, chapeau ou casquette) ainsi que des chaussures fermées. Les vêtements clairs permettent de repérer rapidement les tiques. Rentrer le haut dans le pantalon, et le bas de pantalon dans ses chaussettes. Ne pas s’assoir directement à même le sol : utiliser un tissu (nappe, serviette), de préférence de couleur claire, pour repérer les tiques.


Que faire en cas de morsure ?

En cas de morsure (et non piqûre) de tique, il faut retirer la tique le plus rapidement possible à l'aide d'un tire-tique en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Plus vous attendez pour la retirer, plus le risque de contamination augmente.

Il est conseillé de consulter un médecin à titre préventif pour les personnes dans les situations suivantes

  • Les femmes enceintes,
  • Les enfants de moins de 8 ans,
  • Les personnes immunodéprimées,
  • Les personnes dont la tique est restée implantée plus de 36 heures ou les personnes ne sachant pas depuis quand la tique était présente ou dont la tique était gorgée de sang au moment de l'extraction.


Qu'est-ce que CiTIQUE ?

CiTIQUE, initié en 2017 à Nancy et couvrant le territoire national français, est un programme collaboratif partenarial qui rassemble une grande diversité d’acteurs (chercheurs, médiateurs, non-scientifiques) autour d’une même problématique de santé humaine et vétérinaire. Il est né d’une volonté conjointe et partagée de chercheurs et de médiateurs qui souhaitaient dépasser les approches et pratiques habituelles de la recherche, au profit d’une mobilisation des acteurs de la société civile. CiTIQUE ambitionne également de former par la recherche et de transmettre une culture scientifique au plus grand nombre.

CiTIQUE se positionne comme programme facilitateur et propose de co-construire les questions de recherche et le discours de prévention avec les acteurs mobilisés, en s’appuyant sur les connaissances expérientielles apportées par ces acteurs.

Les objectifs :

  • Associer les scientifiques, les facilitateurs et un public non-scientifique dans le but de faire avancer la recherche sur l’écologie des tiques et améliorer la prévention,
  • Répondre à des questions de recherche encore non résolues concernant l’écologie des tiques (où et quand se fait-on piquer ? Dans quels milieux se fait-on le plus piquer ? Quelle est l’influence de la météo sur la probabilité d’être piqué ? Les tiques piquent-elles plus une catégorie d’âge ou de sexe ? etc.),
  • Améliorer la prévention face au « risque tique » et lutter plus efficacement contre les maladies vectorielles à tiques,
  • Cartographier le risque de piqûre de tique et le risque infectieux. A ce propos, INRAE identifie et analyse certaines tiques envoyées dans le cadre de CiTIQUE. L’identification sert à comprendre quelles espèces piquent plus l’humain ou l’animal ou si certaines espèces sont présentes dans toute la France. L’analyse porte sur l’ADN et la présence d’agents pathogènes dans les tiques. Cette analyse est capable de détecter 37 pathogènes différents (ADN de bactéries et de parasites, mais pas de virus) qui peuvent être présents dans les tiques ainsi que 2 ADN marqueurs d’espèce de tique (qui permettent de savoir à quelle espèce la tique appartient).

Ces objectifs s’inscrivent également dans le Plan Lyme et dans le 4ème Plan Nationale Santé Environnement (PNSE4).

Nous comptons donc sur votre collaboration active pour faire avancer la recherche.

Pour signaler une piqûre


Documentations supplémentaires